quelques conseils avant votre premier vol


Le premier vol avec un harnais motorisé

Faisons le point :

    -vous êtes pilote delta autonome,
    -vous êtes breveté ULM pendulaire,
    -votre aile est immatriculée (et l'immatriculation est BIEN collée sur la voile)
    -vous êtes assuré en RC.

Si vous ne l'êtes pas, vous pouvez par exemple contacter:

AIR DEPENDANCE
63 AV DE LEOGNAN
33650 LA BREDE
05 56 78 45 15
06 83 83 23 03
bruno.guillen@wanadoo.fr

Ou  Regis MAO
à AVRANCHES ( Mt ST MICHEL)
06 81 99 24 79

Il ne vous reste plus qu'à trouver un terrain :

    -vous devez avoir l'autorisation du propriétaire et celle du maire.
Il est bien souvent plus pratique d'aller sur une base ULM et n'oubliez pas qu'il est plus courtois de demander l'autorisation...

Il est à ce stade FONDAMENTAL de choisir de bonnes conditions météo :
   
    -vent laminaire de face de 10 à 15 km/h, le mieux étant bien sûr la brise de mer,
     mais si vous habitez en ALSACE...
    -évitez le début d'après-midi quand les thermiques vont vous chahuter,
     ce type de vols sera pour un peu plus tard...

Entraînement :

Je conseille d'abord de s'entraîner comme font les parapentistes :

    -placer 2 fanions (en rubalise de chantier) à 20 m l'un de l'autre,
    -installez vous comme pour décoller,
    -entraînez vous à courir comme pour décoller MAIS sans démarrer
     le moteur

Laissez voler votre aile, gardez l'assiette et le cap.

Surtout ne démarrez pas le moteur !!! C'est très difficile de rester au sol
avec le moteur et vous riquez de casser le matériel et ...de vous faire mal !

C'est mieux de faire cet entraînement sans avoir l'intention de voler.
Ainsi, le stress sera minimisé...

Le premier vol :

Si vous réussissez à faire cet excercice sans problème, le décollage
sera une formalité...

Néanmoins, quelques rappels :

    -le terrain doit être plat !!! N'essayez pas de décoller d'un champ en
     pente surtout si ce champ n'est pas dégagé en bas! Il est impossible
     de s'arrêter quand on est lancé et que le terrain est en pente!

    -le terrain doit être complètement dégagé. Un arbre génère des turbulences
     très loin...Un fil barbelé ne génère pas de turbulence mais peut  acceuillir
     avec force le pilote trop optimiste...

    -si vous êtes sur une base ULM ou un aérodrome ouvert à la circulation
     souciez vous de la réglementation (tour de piste, radio obligatoire ou non...)

    -Pensez que la phase la plus critique est entre 5 et 15 m ! En cas d'arrêt
     moteur (et ça peut toujours arrivé !): il n'y a rien d'autre à faire que de
     poser tout droit...Evidemment à condition que le terrain soit plat et que
     rien n'encombre votre trajectoire (les spectateurs, leurs voitures ou ...la vôtre,
     d'autres ULM ou avions, etc, etc, etc...)

Le vent est parfait (10 à 15 km/h plein face, le fanion à 30 m devant le confirme...)

    -vous avez fait la visite pré-vol,
    -vous êtes accroché,
    -la durite d'essence est connectée,
    -il n'a a personne en "tour de piste
",
    -il n'a personne près de l'hélice.

Vous démarrez le moteur, quelques secondes de chauffe et un bref essai
"plein gaz", attention, ça pousse quand même un peu...  
Vous fixez un point à 50 m droit devant et vous vous préparez mentalement à
courir jusqu'à ce point.
Vous soulevez l'aile en souplesse.
Vous marchez d'abord 3 à 4 pas pendant lesquels vous calez votre assiette
En gardant le cap, vous  accélerez  en même temps le moteur et votre course.

Surtout ne poussez pas ! N'essayez pas de forcer le décollage, c'est la portance
qui doit vous "arracher" quand la vitesse est suffisante (ici, il n'y a pas le trou à
la sortie du tremplin dans lequel on peut se jeter...)

Si vous avez respecté tout ce qui vient d'être dit (vent, conditions, terrain...) vous
serez surpris par la facilité du décollage!


En vol :

Dès que vous avez quitté le sol:

    -gardez "tiré" pendant la prise de vitesse,
    -après cette prise de vitesse de l'ordre de 30m, il ne sera plus possible d'empêcher
     l'aile de monter, laissez voler.

Pour le premier vol :

    -ne lachez pas l'accélérateur à bouche avant 50 m,
    -ne fermez pas le harnais avant 350 m,
    -montez au moteur (en réduisant à 75 %) jusqu'à 1000 m. Vous pourrez ainsi
     profiter du vol est prendre le temps de vous relaxer.


à 1000m :

    -restez en local du terrain,
    -coupez le moteur en tirant sur la commande du starter,
    -freinez l'hélice,
    -vérifiez vos sensations avec votre aile (mise en virage, inversion de virage,
     décrochage, etc)


préparez l'attérissage :

    -attention au trafic si vous êtes sur un terrain ouvert à le circulation,
    -ouvrez le harnais à 500 m et vérifiez que les jambes de train sont en place,
    -apprenez  dès maintenant à poser moteur coupé (vous ne casserez pas les
     oreilles des voisins et vous serez entraîner pour les vaches.

L'attérissage d'un delta avec un MOSQUITO (ou autre harnais motoris) est
beaucoup plus facile qu'en vol libre :

    -parce que vous êtes avancé dans le harnais pour compenser le poids du
     moteur, c'est donc plus facile de pousser,
    -parce que les patins du train traînent par terre, freinent et donnent un repère.

N'oubliez pas de pousser vers le haut et non vers l'avant !

Vous pouvez vous relever à 10 ou 15 m sol si l'hélice est freinée (une hélice qui
tourne engendre un mouvement de lacet désagréable quand vous êtes debout dans le harnais).

Bon, le premier vol s'est bien passé, alors ce serait bien de refaire immédiatement plusieurs décollages / attérissages pour travailler les automatismes pendant que le stress est retombé...


Joël LETOUZEY


28/03/2007
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